

Pauvres étudiants! Combien de générations ont du travailler dans ce décor terrifiant depuis 1965 ? Le besoin de tout brûler trois ans plus tard s'explique fort bien... Les façades carcérales de MM E. Albert, U. Cassan, R. Coulon, et R. Seassal sont, outre un danger public à cause de l'amiante, l'un des échecs extrêmes de l'architecture à Paris. Souvenez vous! on appelait cela l'architecture "tubulaire métallique" de l'ingénieur Edouard Albert. Difficile de faire pire... Les travaux d'amélioration de Jean Nouvel (ci-contre) ne donneront qu'un sursis à cette calamité : faute de la rendre supportable, il l'a vaguelemnt remise au goût du jour. Jusqu'à ce que, inévitablement, l'opération de design se démode. Cela ne prendra qu'une petite dizaine d'années, comme d'habitude. S'il y a un mieux, il est vraiment très, très léger... Néanmoins, on reconnaît implicitement, par ce lifting complet, que ceux qui disaient ce bâtiment hideux avaient raison. Sinon, on l'eût refait à l'identique...
Evoquant Cambridge ou Oxford, ce contre-projet de style néo-renaissance reprend les même gabarit que les bâtiments existants. Le décor en est enmprunté (fenêtres) à l'hôtel de Sens et à l'hôtel de Cluny. Nous avons conservé, en malgré sa laideur anachronique, la "sculpture" afin de donner l'échelle. Naturellement, l'infâme tour disparaît, celle-ci faisant plus de dégâts encore, par les abords qu'elle défigure, que la tour Montparnasse.