Actualité
http://www.skyscrapercity.com
Un forum sur la tour Montparnasse et les tours en général ou V.Fiumefreddo intervenait. Toujours très ouverts, ils ont fini par l'exclure du forum.
http://www.paris-skyscrapers.fr/article-12.html
Sur le même site, un article d'un "gratte-cieliste" modéré et intéressant
Il faut construire des tours dans Paris". Un article paru dans Newzy, le magazine "Business People", n° 9, déc 04/ Jan. 05
ERIC LE BRAZ "
"D'accord, l'idée n'est pas populaire. Bien sûr, les Parisiens sont contre. 0K, les expériences passées sont carrément répulsives. Paris n'a pourtant pas intérêt à escamoter ce débat qui conditionne son avenir de capitale économique. En dix ans, Shangal a érigé des centaines de tours. Paris, zéro. Y a comme un gap. Sans aller jusqu'à confondre les rives de la Seine et celle du Yang Tsé Kiang, on peut, à l'intérieur du périph, laisser les immeubles de bureaux dépasser les huit étages réglementaires. Une skyline boulevard Ney ne fera pas d'ombre aux riverains. Elle peut en revanche retenir les entreprises qui fuient les hureaux haussmanniens. Il y a urgence. La capitale se vide de ses cols blancs... et de ses revenus. Quand Canal + saute le périph', c'est 15 à 17 millions d'euros de taxe pro en moins pour Paris. Or Canal n'était que l'avant-garde d'une impressionnante hémorragie d'entreprises (voir notre dossier page 30) Oui, il faut des tours à Paris. Belles, étonnantes et même écolos. Les gratte ciel qui dégagent autant de C02 qu'une ville de 20 000 habitants ne sont plus une fatalité. De toits végétalisés en façades photovoltaiques, les érections vertes existent déjà à Tokyo ou à NewYork (voir « Newzy » n° 4, p. 69>. Il faut oublier nos références des seventies. Depuis les années Pompidou, les mégalithes urbaines ont appris à se refaire une beauté. Rasons Montparatsse pour construire beau ailleurs. Une tour isolée dans les vieux quartiers se voit comme le nez au milieu de la figure. Mais il y a des protubérances qui valent le détour comme le Burj-al-Arab de Dubai, les twin towers de Kuala Lumpur ou l'incroyable «cornichon » de Londres. On est loin de ces innovations à Paris la timorée. Même la province nous fait la nique. Tandis que Euralille décoiffe, Paris Rive-Gauche reste bien dégagé derriète les oreilles. Nouvel, Portzamparc ou Wilmotte nos plus grands architectes construisent des tours magnifiques dans le monde entier (ou à La Défense). A Paname, dans les nouveaux quartiers d'affaires, ils sont condamnés aux petits pâtés bien alignés. De New York à Berlin, les capitales du business se font habiller par les grands maitres. Nous aussi, mais quand on se paye l'équivalent d'un Gaultier, on lui impose de faire du Marcelle Griffon. Celle qui fût la plus délurée des cités se vêt aujourd'hui comme une rombière. Oui, il faut des tours dans la ville de monsieur Eiffel!"
ERIC LE BRAZ "
Commentaire du texte ci-contre
Les temps changent, et le snobisme pompidolien que l'on croyait enterré revient, cette fois légèrement modernisé (débraillé verbal savamment cultivé: "Y a comme un gap... Euralille décoiffe...). "Il faut faire des tours", dit ce branchouillle, parceque les villes les plus laides du monde le font: Shanghai, Tokyo. Argument imparable! L'air du temps s'invite également via l'alibi "écolo", comme si une tour consommant
moins de pétrole était moins moche (ci contre, la très laide et très écologique tour de la Commerzbank, à Francfort, par Norman Foster)
"Des tours belles, étonnantes", promet pourtant le naïf. On les attend depuis 1920, mais cela ne fait rien: CETTE FOIS elle vont être bien, c'est juré.
Enfin l'inévitable formule: "bien dégagé derrière les oreilles": l'indispensable soupçon sous-jacent de fascisme aurait manqué au vide argumentaire.
Seule bonne idée du snob: raser Montparnasse pour faire mieux... ailleurs!
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Croire que la qualité de ratage absolu de cette opération fait l'objet d'un consensus serait une erreur. La réévaluation, voire la réhabilitation de ces attentats, surtout chez les architectes, urbanistes ou historiens de la génération postérieure à cette époque n'est plus une rareté. Le "débat" récent sur les tours à Paris en est un écho. Un ouvrage "Paris-ville moderne : Maine-Montparnasse et La Défense, 1950-1975" par Virginie Picon-Lefebvre, fait pratiquement l'apologie de ce désastre urbanistique. Cette historienne de l'architecture trouve même le plus grand mérite à l'un des immeubles les plus laids de Paris, la cage Mies-van-der-rohienne de Jean Dubuisson. Détail du projet alternatif |
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